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Atelier de présentation du PROMOGEM : Yaye Fatou Diagne pose les jalons de la révolution des marchés

Des marchés modernes, de différents types, aérés avec toutes les commodités, faciles à construire et arrimés au Marché d’intérêt national de Diamniadio, c’est le programme ambitieux qu’entend dérouler la coordonnatrice nationale du Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM), Yaye Fatou Diagne. Les collectivités territoriales sont les principaux partenaires du programme et les commerçants seront accompagnés dans l’acquisition de cantines.

Suite aux incendies récurrents enregistrés dans plusieurs marchés du pays, pour cause de la vétusté des équipements, entre autres raisons, le chef de l’Etat avait créé, en juillet 2021, le Programme de modernisation et de gestion des marchés (PROMOGEM) chargé de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière de modernisation et de gestion des équipements marchands à l’échelle nationale. Dans cette perspective, la coordonnatrice nationale de la structure, Yaye Fatou Diagne, a procédé jeudi 08 septembre 2022 à la présentation des plans et maquettes de marchés modernes et les schémas de financement. L’objectif du PROMOGEM, de l’avis de Yaye Fatou Diagne, est de reconstruire ou de rénover les marchés existants, en créant de meilleures conditions d’hygiène, de sécurité et de salubrité. Des marchés aérés faciles à construire avec des possibilités d’extension. 

Des marchés où les risques d’incendie seront faibles, avec des bouches d’incendie et une accessibilité des secours en cas de sinistre à l’image des standards internationaux ; des systèmes d’évacuation des eaux usées. Poursuivant, elle révèle que ces marchés modernes seront dotés de cantines, de magasins de stockage, de chambres froides arrimées au Marché d’intérêt national de Diamniadio pour la conservation et l’écoulement des produits horticoles.

Des restaurants spécialisés dans le consommé local, des espaces réservés à la vente de produits artisanaux, etc. Ces marchés modernes, ajoute la patronne du PROMOGEM sont de différents types. Les marchés de type A (600 cantines) ; type B (200 à 400 cantines) et type C (100 à 150 cantines). Il y a aussi des marchés de type L (Loumas), des marchés de capitales régionales, des marchés de communes rurales ; en plus de modèles de kiosques modernes destinés à la vente de fruits et légumes le long de la route.

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES COMME PRINCIPAUX PARTENAIRES

Yaye Fatou Diagne d’expliquer que les collectivités territoriales sont les principaux partenaires du Programme de modernisation et de gestion des marchés pour pallier les manquements des communes dans la prise en charge et l’entretien des marchés. A l’en croire, le programme permet aux collectivités locales d’avoir une définition exacte du montant de leurs taxes et recettes à percevoir dans un marché, ce qui leur permettrait de pouvoir faire le plan d’investissement par rapport à l’excédent des ressources.

Ce qui justifie la convention de partenariat entre le PROMOGEM et les collectivités territoriales pour définir les modalités de reconstruction et de gestion des marchés. «Nous ne sommes pas venus prendre le pouvoir des maires, mais accompagner les maires à optimiser la collecte de ressources. Il sera installé dans chaque commune un comité de suivi des travaux et de la gestion des marchés qui sera présidé par le maire. Nous ne nous limitons pas à un seul marché ; nous accompagnons la collectivité locale dans la modernisation de l’ensemble de ses établissements marchands, des marchés jusqu’aux kiosques. Dans chaque marché une équipe de gestion sera mise en place pour assurer le fonctionnement, la sécurité et l’entretien de l’édifice», indique la patronne du PROMOGEM.

LE COÛT D’UN MARCHÉ TOURNE AUTOUR DE 2 ET 3 MILLIARDS POUR UN DÉLAI DE CONSTRUCTION DE HUIT MOIS

Le PROMOGEM compte s’appuyer sur «l’environnement stable» pour convaincre les établissements financiers à mobiliser des financements. «En faisant des commerçants ses premiers clients, le PROMOGEM va nouer un partenariat avec les établissements financiers pour accompagner les commerçants à l’acquisition de cantines. La capitalisation de ces achats de cantines nous permet de financer le projet dans sa globalité sans rencontrer de difficultés de décaissement souvent rencontrées avec le Trésor public. Ce qui nous permettrait de relever le défi des délais de construction.

La plupart des marchés seront construits en huit mois», indique Yaye Fatou Diagne, qui précise que les prix des cantines ne devraient pas être exorbitants et la priorité sera accordée aux commerçants qui occupaient les sites. Toujours dans cette recherche de financements, elle annonce une convention avec la DER qui va financer les commerçants-cibles pour l’achat de leurs cantines. Une autre convention sera également signée avec le FONGIP et d’autres structures de l’Etat. 

La patronne du PROMOGEM a, par ailleurs, invité le Club des investisseurs du Sénégal à s’approprier le programme, d’autant plus que, dit-elle, les coûts des marchés ne sont pas élevés (entre 2, 2,5 et 3 milliards). A l’en croire, si chaque investisseur prenait en charge un marché, ce serait intéressant. Elle a également révélé qu’un cabinet d’assurance est en train de mener une étude sur la faisabilité d’un filet d’assurance pour les commerçants dans le cadre de la réalisation de ces marchés modernes. 

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