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Emploi des jeunes et des moins jeunes: Les 4 vérités de Mimi Touré

Dans un post intitulé «Réflexion citoyenne sur l’emploi des jeunes et des moins jeunes», l’ex-présidente du Conseil Economique Social et Environnemental (Cese) a proposé, hier, une solution pour régler la problématique de l’emploi des jeunes au Sénégal. Aminata Touré a suggéré quatre points pour la question qui a fait l’objet d’un Forum, entre le chef de l’Etat Macky Sall et les jeunes.

«Il faut donc conserver les emplois existants et retrouver les emplois perdus dans les secteurs très touchés par la Covid-19 comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration qui sont des secteurs clé de notre économie. Il faudra une stratégie adaptée pour que ces secteurs retrouvent leur situation pré-Covid19 et reprennent leur personnel en chômage technique prolongé. Les premiers à souffrir de ces baisses de recettes, ce sont bien entendu les salariés, car pas de recette, pas de moyen de payer de salaire. Donc dans la stratégie de création d’emploi, il faut déjà retrouver les emplois perdus pour les jeunes et les moins jeunes», a d’abord conseillé l’ancienne première ministre.

«Il faut des mesures d’urgence de création d’emplois en utilisant la commande publique de plus de 1200 milliards»

S’agissant du deuxième point, Mimi Touré qui rappelle que 70% de la population sénégalaise a moins de 35 ans, estime que cette importante frange de la population n’est pas disposée à attendre les résultats d’une transformation structurelle nécessaire de notre économie.

«C’est une économie performante qui produit des emplois décents et cela demande du temps donc il faut des mesures d’urgence de création d’emplois en utilisant la commande publique de plus de 1200 milliards, avec par exemple des mesures comme l’interdiction d’importation de meubles pour relancer le secteur de la menuiserie, la généralisation du port des uniformes scolaires pour soutenir le secteur de la confection et surtout la création d’un programme nationale de travaux d’utilité publique ambitieux visant pas moins de 500 000 jeunes dans les domaines de l’environnement, la maintenance des édifices publiques comme les écoles et hôpitaux, l’assainissement etc.» a fait savoir l’ex-allié du régime en place.

Selon elle, ce programme national de travaux d’utilité publique comportera un volet formation important en rapport avec le secteur de la formation qui a lui aussi a beaucoup souffert de la pandémie.

«Il nous faut absolument développer l’industrie légère et arrêter d’être des consommateurs des produits fabriqués chez les autres»

Pour ce qui est du troisième point, Aminata Touré a demandé à ce qu’on privilégie le consommer sénégalais. A moyen et long terme la restructuration de notre économie extravertie est le meilleur gage de création d’emplois. Cette restructuration se fera autour du développement de notre tissu industriel.

«Nous importons tous les objets que nous utilisons dans la vie courante, brosses à dent, tissus, aiguilles, cuillères, chaussures et autres objets dont la fabrication ne nécessite pas de grande technologie. Il nous faut absolument développer l’industrie légère et arrêter d’être des consommateurs des produits fabriqués chez les autres ! Le consommer sénégalais doit être plus qu’un slogan mais une réalité, il faut produire sénégalais. Pour produire ces centaines de milliers d’emplois pour cette jeunesse numériquement hégémonique», dira-t-elle.

Pour terminer, l’ancienne première ministre propose la décentralisation de l’économie et de la production espaces de vie des populations et des jeunes en particulier en soutenant le concept d’économie de quartier.

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