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Affaire Sweet Beauté : Macky évite le salon

Le Président Macky Sall qualifie de «regrettable» l’affaire de viol dans laquelle le leader de Pastef est cité. Aux accusations de Sonko, il dit avoir «suffisamment de choses à faire que de comploter pour des choses aussi basses». Il ne souhaite pas, par conséquent, qu’on le mêle «de choses qui ne le regardent pas».

Le Président Sall brise le silence dans l’affaire Ousmane Sonko. Invité de Rfi et France 24 hier, il a été interpellé sur les accusations de viols et de menaces de mort contre le leader de Pastef par une masseuse. «Est-ce que le Président Macky Sall est en train de tuer son principal opposant ?», interroge le journaliste Alain Foka. «C’est toujours la même chose. D’abord, c’est un sujet sur lequel je ne vais pas m’épancher parce que même avec la presse nationale je ne me suis pas prononcé. Donc vous verrez le mal que j’aurai à parler de ce sujet», a-t-il répondu. Avant d’ajouter : «Encore une fois, c’est une affaire regrettable. Je ne sais pas ce qu’il en est dans le fond. Je ne peux pas souhaiter à mon pire adversaire une telle situation. Maintenant il y a une accusation, il y a des procédures, il ne faut pas qu’on mêle le Président de choses qui ne le regardent pas.» Mais puisque Ousmane Sonko, lors de sa conférence de presse, l’a nommément cité dans ce qu’il considère comme un «complot» contre sa personne, le chef de l’Etat semble minimiser ces accusations. «Le Président n’y est pour rien ?», insiste le journaliste. «C’est clair. Je crois que j’ai suffisamment de choses à faire que de comploter pour des choses aussi basses», a martelé Macky Sall, qui a abordé d’autres sujets comme l’acquisition du vaccin chinois contre le Covid-19.
C’est donc une prise de parole qui va peut-être libérer les hommes du Président qui ont préféré appliquer la consigne de ne pas se prononcer sur cette «affaire privée» qui met en cause le député. Ousmane Sonko, arrivé troisième à l’issue de la Présidentielle de 2019, attend la levée de son immunité parlementaire dans les prochains jours pour faire face au juge d’instruction du 8ème cabinet, saisi d’un réquisitoire du procureur de la République. Dans cette affaire de viols et de menaces de mort, il y a aussi le délit d’appel à l’insurrection qui plane au-dessus de la tête de l’opposant après son appel à ses hommes de descendre dans les rues. Appel suivi d’effets avec les violentes manifestations qui ont occasionné des dégâts matériels et des blessés. Une vingtaine de pro-Sonko ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt. Et depuis quelques jours, ses proches et des activistes font des va-et-vient à la Division des investigations criminelles (Dic).

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