Dakar 24 : L'information un droit, Vous Servir, Notre Devoir

Dakar 24 : L'information un droit, Vous Servir, Notre Devoir

Devoir de priére et de médiation pour le Mali (Par Mamadou Ndione)

Quand en 2012, le Mali demandait une intervention internationale, le Nord de son territoire (66%)  était entre les mains des Jihadistes. Le Président IBK héritait en 2013 d’un territoire national amputé du Nord.


En depit de l’accord signé deux ans plus tard en 2015, l’instabilité quasi permanente au Nord du pays est toujours là sans compter les tensions ethniques souvent attisées par des mains certainement étrangères.

Nous devons comprendre qu’au Mali, il y a un « terrorisme importé » avec des groupes venant aussi d’ailleurs suite à l’implosion de la Lybie. Ces groupes qui lorgnent au-delà du Mali sont dans des logiques d’externalisation et d’internationalisation de leur combat. Ils n’ont pas intérêt à voir un Mali stable.


Nous devons comprendre également que si le Mali tient encore debout, c’est parcequ’il y a le génie de son peuple et aussi sur son sol une force internationale (Minusma et Barkane). Chacun peut apprécier à tort ou à raison cette présence étrangère. La question essentielle est juste de savoir si le Mali a les moyens de sa défense face à des jihadistes surarmés. 


C’est dans un tel contexte qu’il faut analyser les manifestations actuelles avec des revendications de départ du Président IBK. Il ne s’agit pas ici pour nous de juger de ses revendications. Il s’agit de parler de paix et de stabilité.
Sans ingérence dans les affaires intérieures du Mali, la CEDEAO a bien fait d’en appeler à une solution politique immédiate pour aplanir les difficultés entre frères et sœurs maliens afin de s’attaquer aux problèmes sécuritaires,  économiques et sanitaires.


Il faut se réjouir de la mission des Présidents Macky Sall (Sénégal), Mahamadou Issoufou (Niger), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) et Nana Akufo-Addo (Ghana). La voie médiane d’une solution immédiate à la crise politique  peut aider à une décrispation pour permettre au peuple frère du Mali d’éviter de sombrer dans un chaos plus profond comme cela a été le cas en 2012.


Si le Mali tombe un peu plus dans le chaos, c’est toute la sous-région qui va davantage vaciller. Qui profitera de ce chaos ? En tout cas, pas les peuples.
C’est pourquoi, nous devons prier et aider nos frères et sœurs du Mali à résoudre leurs difficultés dans la paix et la stabilité.


Au-delà des Chefs d’État de la CEDEAO, les populations africaines doivent soutenir cette démarche responsable de recherche d’une solution africaine dans un contexte mondial suffisamment déréglé et dérégulé par un intrus de taille nommé COVID-19.


Que Dieu aide le Mali.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :