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Le Capitaine Dièye est victime de la permanence de la «culture historique…» inculquée à notre peuple ! (Par Ibrahima Sène)

En effet, même si le Capitaine Dièye a cherché à se démarquer , à juste  raison, de la cacophonie stérile des « activistes » qui dénoncent à tout vent  » le CFA » et la présence militaire de la France dans ses ex colonies d’Afrique, les positions qu’il a dégagés par rapport à ces  deux problématiques, me rappellent étrangement, celles de ceux qui, en 1958, se sont mobilisés contre l’Indépendance du Sénégal, en appelant à voter  » OUI à la France » au référendum organisé par le Général De GAULE, qui avait lancé depuis la Place Protêt à Dakar à nos peuples:

 » si vous voulez l’Indépendance, prenez la, le 28 Septembre 1958″! Ceux qui refusaient l’Indépendance disaient avec ironie au PAI et au PRA-SENEGAL qui le réclamaient :  » de quelle Indépendance parlez-vous, si nous ne pouvons même pas fabriquer une aiguille »!C’est pour cela, qu’en 1960, acculé par les luttes de libération nationale, notamment en  Indochine,  De Gaule a cru bon d’appeler ceux qui refusaient l’ Indépendance, deux ans au paravent, pour la leur accorder dans des conditions qu’’il avait définies lui-même, tout en optant d’eux l’engagement de réduire au silence par la répression,

tous  ceux qui l’avaient réclamée  (interdiction du PAI dès 1960, puis répression du PRA /SENEGAL avant son absorption dans le Parti au Pouvoir).C’est ainsi que la « culture du renoncement à l’Indépendance » a été historiquement cultivée au sein des couches moyennes, civiles et militaires de notre peuple, pour laisser la place à l’impérieuse nécessité de la France pour notre développement et notre sécurité internationale. 

Cette « culture » est  donc le produit des accords de coopération économique, monétaire, militaire et culturelle, que De Gaule avait fait signer par ceux qui ne voulaient pas de l’Indépendance.  C’est ainsi que le Sénégal cédait à la France sa souveraineté monétaire avec le CFA,  et sa défense extérieure, par la présence de ses soldats dans des camps militaires stratégiques, et dans  l’encadrement et la formation des cadres de notre armée, qui de coloniale, est devenue nationale. 

Le Capitaine Dièye est le produit de cette « culture historique de renoncement à l’indépendance nationale » ! C’est pour cela qu’il n’a pas pu prendre conscience que  60 ans que dure cette Indépendance, le Sénégal ne «  fabrique pas d’aiguille », mais continue de l’importer, et qu’’il ne s’est pas doté de moyens propres pour défendre sa sécurité par les airs et par les mers, qui a été  laissée entre les mains de la France. 

Ce n’est que sous le Président Macky Sall, grâce à sa coopération militaire avec les Etats Unis,  que le pays s’est doté d’équipements militaires pour sa Marine, et avec d’autres pays en Europe,  pour acquérir des moyens aériens appropriés pour son armée de l’air, en augmentant ainsi sa propre capacité de défense extérieure. 

La France n’a plus le monopole de la défense extérieure du Sénégal. Ce  que le Capitaine Dièye a eu du mal à appréhender.De même, le Sénégal, à l’instar des autres pays d’Afrique de l’Ouest a, peu à peu,  pris conscience, qu’il ne pourra jamais «  fabriquer  une aiguille » sans une intégration économique, et monétaire des pays de la sous-région, qui devrait signifier une rupture avec les accords monétaires hérités depuis 1960, qui transfèrent à la France sa souveraineté monétaire. 

C’est ainsi que le projet d’intégration des pays de la sous-région dans le Cadre de la CEDEAO a été lancé depuis 1975, mais n’a commencé à se réaliser pratiquement qu’avec l’adoption   le  1er janvier 2015,  près de 38 ans après la création de l’organisation régionale,.d’un « Tarif Extérieur Commun »  qui instaure la libre circulation des produits des pays membres, et avec l’institution  d’un «  Passeport Commun  biométrique» (Passeport CEDEAO)  le 15 décembre 2015,  qui permet la libre circulation des citoyens des pays membres dans la Communauté. Ensuite, la CEDEAO s’est doté d’une « Assemblée consultative »  composée de « Députés» désignés par les différentes  Assemblées nationales des pays membres, qu’il reste à transformer en une «  Assemblée législative »  de la CEDAO »,

avec des «  Députés  élus au suffrage universel » dans chaque pays membre, pour consolider le processus d’intégration politique qui va de pair avec l’intégration économique, afin  de faire  de notre sous-région, une puissance  Africaine qui compte.  En outre, la CEDEAO s’est dotée d’un embryon de «  Défense Commune » en mettant en place la  «  Force en Attente de la CEDEAO » (FAC) qui est opérationnelle depuis 2015, pour une meilleure prise en charge  les menaces de déstabilisation de nos Etats, et d’insécurité de nos peuples.  

Enfin, avec la « Cours de Justice Communautaire de la CEDEAO » ( CJCC),  établie par les articles 6 et 15 de la version révisée du Traité de 1993 de la CEDEAO, pour mettre en œuvre la «  Charte des Droits de l’Homme et des peuples », la CEDAO prend ainsi en compte,  les « Droits de nos peuples »  que les juridictions internationales ont sacré au profit des «   Droits de l’Homme », y compris les «  Droits des Homosexuels ».Cette  « Cours »  dote ainsi  notre Communauté, d’un instrument juridique efficace  contre toute tentative de déstabilisation de nos pays, sous  prétexte de «  Défense des  Droits de l’Homme », y compris des «  Homosexuels », pour promouvoir le

«Droit  souverain »  de nos peuples à  « décider de son destin, y compris des questions sociétales ! C’est ce processus d’intégration que va accélérer  la décision des Ministres des Finances  de la Communauté, réunis à Abidjan les 17 et 18 juin 2019,   de matérialiser son projet de  « Monnaie Commune »  gérée par une «  Banque Centrale Fédérale », qui donne ainsi  à nos pays, ex colonies Françaises, l’opportunité de retirer notre souveraineté monétaire de la France,  pour la confier à cette « Banque Centrale Fédérale ».  

Ainsi, les conditions de notre libération totale  des accords de coopération avec la France de De Gaule, sont en train de se matérialiser, entrainant toute une panoplie de subversions des  Autorités Françaises pour torpiller ce processus qui est arrivé à maturité. 

C’est tout ce processus de libération de nos pays de la France dans le cadre de leur intégration dans la CEDEAO, que nos fameux «  activistes » ignorent royalement, et s‘agitent pour culpabiliser ceux qui conduisent ce processus, dans le but évident de les déstabiliser, pour faire échouer leurs luttes multiformes. Ils veulent se présenter en «  libérateurs «  de nos pays, tout en faisant, consciemment  ou non,  le jeu de la France à qui profite le « crime » !C’est pour cela que le Capitaine Dièye s’est clairement démarqué d’eux, tout en révélant  la «  culture historique de renoncement à l’Indépendance», dont il est victime. 

C’est à la lumière de ce contexte qu’il faudrait situer les propos du  Capitaine Dièye, qui n’a pas encore pris « conscience que la France fait partie du  problème de l’incapacité de nos pays à se développer et à assurer leur sécurité, et non de la solution » !  En attestent amplement, les obstacles qu’elle déploie contre le projet d’intégration de la CEDAO, et son rôle dans l’éclatement de la crise au Nord  du  Mali,  et dans son extension vers le Centre de ce pays et à ses frontières avec ses pays  frontaliers.  

C’est à l’occasion de cette crise au Mali, que le peuple, à travers une tragique expérience,   est venu à cette même conclusion,  en constatant l’incapacité grandissante de son Armée à défendre son territoire, et  l’extension de son insécurité du Nord au Centre du Pays, au fur et à mesure de l’implication militaire de la France. C’est pour cela, face à la menace grandissante sur l’intégrité de son territoire et à l’ampleur de son insécurité,  que le peule du Mali s’est mobilisé pour  exiger le départ des troupes françaises de son pays, avec la restitution de la base stratégique de TESSALIT que le Président IBK à concédée à la France, dans le cadre d’un nouvel accord de Défense,  dans la foulée  de la transformation de  «l’Opération Serval », en «  Barkhane ». La réaction de larges secteurs d’opinions de notre pays face à cette lutte du peuple Malien, arguant de l’incapacité de l’Armée malienne à faire face aux enjeux sécuritaires du pays avec le départ de la France, rejoint l’opinion du Capitaine Dièye sur la nécessité de la présence de la France pour  notre développement et notre sécurité !  Tout cela nous donne l’ampleur de cette

«culture historique de renoncement à l’Indépendance » sur la conscience de nombre de nos concitoyens qui en font « des victimes », et  non des «  traites », comme certains «  activistes » traitent le Capitaine Dièye pour s’être démarqué d’eux !Donc, plutôt l’opinion majoritaire prendra conscience que la « France fait partie de nos problèmes et non de la solution » plus vite sera étouffée  l’agitation stérile des «  activistes » qui, par l’hostilité qu’ils veulent cultiver envers nos gouvernants, contribuent  à entraver l’évolution de nos pays vers l’aboutissent de l’édification de notre intégration sous régionale au sein de la CEDEAO, qui est notre seule possibilité collective de nous libérer de la France !  Ce n’est donc pas le Capitaine Dièye

« l’ennemi public à abattre », mais bien ces « activistes » surgis de nulle part, et  qui, insultes et invectives à la bouche, usent et absent des réseaux sociaux,  pour se présenter en «  preux chevaliers » de la libération de nos peuples de la France ! Leur silence assourdissant face au drame du peuple malien en lutte contre la présence militaire de la France dans son pays, illustre éloquemment la nature de leur «  activisme » !                                             

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