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3e mandat de Ouattara: L’effet domino redouté au Sénégal

La mort de Amadou Gon Coulibaly relance le débat sur la 3e candidature de Alassane Ouattara. Le cas échéant, l’effet dominé sera redouté à Dakar en direction de la présidentielle de 2024. Pendant ce temps, des pays comme le Niger, le Nigéria et la Mauritanie ont définitivement surmonté cet écueil qui balafre le visage des démocraties africaines.

En Côte d’ivoire, le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly relance le débat sur la candidature pour un 3e mandat du président Alassane Ouattara, alors que ce dernier avait émis sa volonté de s’effacer de la course au profit du défunt chef de gouvernement, qui était officiellement devenu son poulain.

Dans les cercles du parti au pouvoir, l’hypothèse d’une nouvelle candidature de ADO n’est pas exclue par les dinosaures et les analystes politiques l’intègrent dans leurs grilles.

Si Ouattara  candidate encore, il peut y avoir un effet domino au Sénégal, où la question afférente à une 3e candidature de Macky Sall n’est pas exclue. A cet égard, on se rappelle qu’avant l’apparition du coronavirus, l’hypothèse était agitée par des pontes du régime comme les ministres d’Etat Mbaye Ndiaye et Boun Abdallah Dionne.

Avant eux, Serigne Mbacké Ndiaye a théorisé l’élimination du verrou, pour permettre au chef de l’Etat de renouveler son mandant autant de fois que les Sénégalais le lui accordent. C’est dans un contexte de guerre de succession au cœur de la majorité, en l’absence d’une identité remarquable, qui puisse faire consensus autour de son profil, si président Sall devait se désister.

Autant dire qu’aussi bien Macky Sall que Alassane Ouattara sont dans la même situation de double-contrainte où il leur faut : ou honorer leur parole en quittant le pouvoir, ou sauver leurs camps respectifs en candidatant de nouveau, faute d’un dauphin crédible.

Ombre au tableau, les troubles notés ces derniers mois en Guinée Conakry indiquent que la fièvre du 3e mandat est en train de disparaitre par la volonté des peuples. En 2012, le pape du Sopi, quand bien même il s’est présenté, n’a pu amener la majorité des Sénégalais à adhérer à son projet. Quelques années auparavant, à travers ce qui est appelé « Printemps arabe » Hosni Moubarak de l’Egypte, Ben Ali de la Tunisie et Mouammar Kadhafi de la Libye ont été brutalement chassés du pouvoir.

Heureux les chefs d’Etat qui ont su lire ces évènements pour préparer leurs départs.

Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2019, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré qu’il va se retirer du pouvoir à la fin de son deuxième mandat en 2023, conformément à l’esprit et à la lettre de la Constitution. Mieux, il s’est dit déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral tant au Nigéria que dans la région.

Itou pour l’ancien chef de l’Etat mauritanien Mouhamed Ould Abdelaziz.

Mahamadou Issoufou du Niger, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016, a assuré à la télévision, qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l’issue de son deuxième et dernier quinquennat légal en 2021.

Alassane Ouattara et Macky Sall vont-ils faire moins que ces présidents dont les pays qu’ils dirigent n’ont pas l’expérience de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal en termes de maturité démocratique ? Le temps le dira…

Dakar24sn.com

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