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Finistère : Le phoque retrouvé sans tête n’a pas été décapité

Le 27 octobre 2018, à Brest (Finistère). Un phoque barbu, à l’aquarium Océanopolis. — Clément Follain / 20 Minutes

Sami Hassani est formel. Le phoque retrouvé sans tête samedi sur une plage du Finistère n’a pas été décapité. C’est la putréfaction qui est à l’origine de la perte de l’animal. « Quelle que soit l’origine de la mort, capture, vieillesse ou maladie, chez un phoque lorsque la putréfaction se fait, au bout de plusieurs jours de dérive, il y a des parties qui sont plus atteintes que d’autres, en général les pattes arrière sont très abîmées et la tête finit par tomber », explique le correspondant du Réseau national d’échouages (RNE).

Ces explications viennent contredire la version de l’association de protection de l’environnement Grumpy Nature qui avait assuré mardi avoir trouvé un phoque décapité sur la plage de Pen Trez, sur la commune de Saint-Nic. « C’était un jeune mâle à qui il manquait la tête. On voyait qu’elle avait été coupée à l’arme blanche », avait affirmé David Hemery, cofondateur de la petite association environnementale, estimant que la mort de l’animal, une espèce protégée, « remontait à plusieurs jours, si ce n’est plusieurs semaines ».

Le parc naturel marin d’Iroise confirme cette version

« Nos correspondants locaux, qui travaillent pour le parc marin d’Iroise, ont vu le phoque et n’ont aucun doute sur le fait que la putréfaction est à l’origine de la perte de la tête », assure Sami Hassani. « Nos agents sont formés aux autopsies sur les animaux marins et là rien ne permet d’affirmer que le phoque a été décapité », a abondé Fabien Boileau, directeur du parc naturel marin d’Iroise.

De la même manière, selon Sami Hassani, lorsque des dauphins sont retrouvés mutilés la plupart du temps, c’est à la suite de captures accidentelles. Pour les retirer du filet, il peut en effet être nécessaire de leur couper la queue ou les nageoires.

Deux pêcheurs bientôt devant la justice

Début 2019, deux phoques avaient été retrouvés décapités sur des plages de la région de Concarneau. Deux marins-pêcheurs sont poursuivis devant la justice dans cette affaire. L’un a reconnu les avoir décapités, après les avoir pêchés accidentellement, afin de conserver les têtes pour les naturaliser. Le second, le patron du bateau de pêche, est poursuivi pour non-déclaration de pêches accidentelles de mammifères marins protégés. Ils doivent comparaître en octobre devant le tribunal correctionnel de Quimper.

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