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Situation économique du Sénégal: Le climat des affaires de plus en plus dégradé selon les chefs d’entreprises

Au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie du coronavirus, l’économie sénégalaise accuse un sérieux coup. En atteste la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques concernant le point mensuel de conjoncture qui laisse entrevoir une dégradation du climat des affaires et une baisse annuelle de 9,5 points (99,3% en avril 2019 à 89,83% au mois d’avril 2020).

Le coronavirus enfonce un peu plus le climat des affaires. Et ce ne sont pas les chefs d’entreprise interrogés par la Dpee qui diront le contraire. En avril 2020, le climat des affaires (calculé sur la base des soldes d’opinions des chefs d’entreprises) s’est dégradé en variation mensuelle et s’est situé en dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète l’orientation défavorable des opinions des industriels, entrepreneurs de bâtiment et travaux publics et prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur a également perdu 9,5 points, en avril 2020.

L’industrie enregistre de faibles commandes

Dans l’industrie, l’insuffisance de la demande (44%), l’approvisionnement difficile en matières premières (28%), la concurrence supposée déloyale (22%) et les difficultés de recouvrement des créances (22%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est tassé (-3,7 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux perspectives de production. Pour leur part, les soldes relatifs aux stocks de produits finis et commandes reçues sont restés stables.

Concurrence déloyale dans le bâtiment et les travaux publics

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (67%), la concurrence supposée déloyale (33%), la fiscalité (33%), l’accès difficile au crédit (33%) et l’insuffisance de la demande (33%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est affiché moins reluisant (-10,5 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes (publiques et privées).

Le pessimisme des chefs d’entreprises enquêtés quant aux perspectives d’activité a, aussi, contribué au fléchissement de l’indicateur dans le sous-secteur. Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (63%), l’insuffisance de la demande (50%), la concurrence jugée déloyale (25%) et la fiscalité (25%) comme les principales entraves à l’activité, en avril 2020. En sus, le climat des affaires s’est dégradé de 3,5 points dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation traduit la détérioration des soldes d’opinion relatifs aux perspectives de chiffre d’affaires et de commandes.

Le commerce peine à s’approvisionner

S’agissant du commerce, l’approvisionnement difficile en marchandises (67%), l’accès difficile au crédit (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%) et l’insuffisance de la demande (67%) sont les principales contraintes évoquées par les interviewés, en avril 2020. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,9 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’amélioration du solde d’opinion relatif aux perspectives de commandes.

Repli des effectifs à fin avril 2020

Même si le président de la République avait soutenu lors de son premier discours durant la pandémie du Covid-19 vouloir conserver les emplois, la Dpee souligne qu’en fin avril 2020, l’emploi salarié du secteur moderne s’est replié de 8,4% par rapport au mois précédent, en liaison avec la baisse des effectifs dans le secondaire (-12,7%) et le tertiaire (-2,5%). En détail, les pertes d’emplois sont observées dans tous les sous-secteurs d’activités, notamment les industries (-14,2%), la construction (-1%), les services (-2,9%) et le commerce (-2,9%).

Sur un an, les effectifs salariés ont baissé de 2,6% au mois d’avril 2020. Cette évolution est attribuable à la contraction de postes pourvus dans le secondaire (-6,1%), spécifiquement dans les industries (-6,9%) et les BTP (-0,9%), dans une moindre mesure. L’emploi dans le secteur tertiaire est ressorti, quant à lui, en hausse de 2,1% en liaison avec les services (+3,4%). Toutefois, le nombre de salariés dans le commerce s’est replié de 3,5% sur la période.

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