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Covid-19/Sng… LA STIGMATISATION, ÉLÉMENT CATALYSEUR DE CE NOUVEAU CONCEPT DE «DÉCÈS COMMUNAUTAIRES»

Qu’on le veuille ou pas, maintenant à côté de nos dangereux cas communautaires, il y’a ce que nous (un conseiller et moi) appelons « décès communautaires ».

Oui, nous en avons !

Entre samedi dernier et mardi passé, on a enregistré dans notre pays 14 morts au total.

Et bizarrement, le nombre de cas graves m’a jamais bougé d’un iota.

Chaque jour, on nous annonçait 22 cas graves admis en réanimation.

Cela veut tout simplement dire que nous avons, de plus en plus, des personnes qui décèdent chez elles ou meurent dans des structures sanitaires non dédiées.

Donc, d’anciens malades qui n’ont pas été répertoriés dans le fichier du ministère de la santé.

Et tout ce méli-mélo à cause de la stigmatisation qui, à mes yeux, est pire que la pandémie de Covid-19, pire que le Sida, pire que le cancer.

Des morts communautaires !

D’anciens malades du Coronavirus qui meurent chez eux, en cachette.

Ils s’y réfugiaient pour échapper aux moqueries et aux regards méfiants des gens du quartier.

Ils préféraient ne pas se signaler auprès des autorités médicales, ne pas aller à l’hôpital, histoire de ne pas mettre la puce à l’oreille du voisinage.

La stigmatisation est passée par là.

Même les proches des malades optent, de plus en plus, pour la bouche cousue.

Parce qu’ils ne veulent pas être isolés durant 14 jours, mis en quarantaine et estampillés « cas contacts ».

En somme, toutes les astuces, même celles mortelles, sont bonnes pour ne pas être comptabilisés parmi ceux-là qu’on appelle « cas contacts suivis ».

Et cela favorise incontestablement la flambée de ces décès dits « communautaires ».

Même les personnels sanitaires, chargés d’aller cueillir les malades chez eux pour les conduire au niveau des sites d’hospitalisation, en ont aussi une grande part de responsabilité.

À chaque fois qu’ils débarquent chez un patient supposé atteint du Coronavirus, on se croirait dans ces films de cinéma où l’espace est partout infecté de virus mortels et autres produits chimiques dangereux.

Ils y vont toujours avec un effrayant accoutrement, des équipements bizarres qui ressemblent à ceux des astronautes.

Cheuteuteut !

Cela fait vraiment peur.

Ce protocole fait durant la journée, devant tous les gens du quartier, peut être considéré, à mon humble avis, comme un catalyseur ou, tout au moins, une autre forme de stigmatisation.

Résultat des courses : des malades préfèrent préserver leur dignité humaine et mourir tranquillement chez eux plutôt que de se dévoiler à la face du monde comme porteurs du virus.

Toutes choses qui, depuis quelques temps, font que ces « décès communautaires » commencent à se compter sur le bout des doigts au Sénégal.

De grâce, halte à la stigmatisation !

Le Coronavirus est certes très contagieux mais il est loin d’être une maladie honteuse.

#BKD #covid19sn

BKD…

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