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Thiaroye Sam-Sam 2: Un policier de l’Ocrtis accusé d’escroquerie, rudoyé, déshabillé dans la rue

Un agent de police rudoyé. Cela ne se voit pas tous les jours. I.G. a été sauvagement pris à partie, déshabillé puis détroussé par un groupe de trois jeunes au quartier Sam-Sam 2 en banlieue dakaroise. Ces derniers ont accusé d’escroquerie le limier, qui dégage en touche et crie à la conspiration suivie d’agression physique et vol d’un gang de malfaiteurs contre sa personne. Le flic est en service à l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis).
 
Le policier I.G a été pris de court dans la rue, après qu’il a quitté leur domicile sis à Thiaroye Gouy gui, jeudi 28 mai dernier, aux environs de 19h, pour se rendre à la pharmacie située à Sam-Sam 2. Dès qu’ils l’ont aperçu, des jeunes du quartier se sont dirigés vers lui et se sont mis à crier au «voleur» à tout rompre contre le limier en l’accusant de les avoir escroqués.
Surpris par les accusations d’escroquerie, l’agent de l’Ocrtis bat en brèche et soupçonne un coup fourré d’une bande de malfaiteurs. Les accusateurs campent sur leur position, encerclent le flic et se jettent sur lui. Celui-ci riposte et engage la bagarre avec les jeunes garçons. Une rixe éclate dans la rue et attire l’attention des passants et du voisinage. La foule accourt et se masse sur les lieux de l’altercation.
 
Le commandant de brigade de gendarmerie de Thiaroye tombe sur la scène
 
En déplacement à Sam-Sam 2, le commandant de brigade de gendarmerie de Thiaroye tombe sur l’altercation et décide d’y voir clair. Il s’interpose et les sépare. Il les tient à bonne distance les uns des autres et les interpelle sur le motif de leur pugilat. L’agent de police se présente, décline son numéro de matricule et indique être en service à l’Ocrtis. Ses trois protagonistes Ibrahima Nd, Massamba L. Nd et Bassirou Nd s’expliquent à leur tour.
 
Ibrahima, Massamba et Bassirou disent avoir été escroqués de 400.000 par le policier à la veille de Korité
 
Vu que l’affaire ne relève pas de son secteur de compétence, le commandant de brigade de gendarmerie embarque tous les antagonistes à bord d’un véhicule, les conduit à la police et les met à la disposition des limiers. Face aux enquêteurs, Ibrahima, Massamba et Bassirou chargent l’agent de police de l’Ocrtis et l’accusent de les avoir escroqués d’un montant de 400.000 francs Cfa à la veille de la dernière fête de Korité.

 
L’agent de l’Ocrtis dément et dit avoir perdu sa moto, ses 23.500 F, son téléphone, ses chaussures et son pantalon
 
Le policier a démenti catégoriquement les allégations et indique avoir affaire à des malfaiteurs. Il affirme avoir été sauvagement malmené puis dépouillé de tous ses biens matériels par ces derniers. Il déclare avoir perdu son argent (23.500 F), sa moto, son téléphone portable, ses chaussures et son pantalon.
 
Le dossier transmis au directeur de l’Ocrtis, sur instructions de la hiérarchie
 
Mais, face à la nature de l’affaire, les enquêteurs, sur instructions de la hiérarchie, ont présenté les deux parties devant le Directeur général de l’Office central de répression de trafic illicite (Ocrtis). Ce, sur ordre de la hiérarchie.

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