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Covid 19: Apprendre à vivre avec le virus mortel serait -t-il synonyme de relâchement pour nous? (Par Aly Saleh)

En ces temps si difficiles, au vu des comportements peu reluisants des uns et des autres, tout laisse croire qu’au pays de Koth Barma, apprendre à vivre avec le virus signifie relâchement total…

Malgré toutes les campagnes menées jusque-là dans le cadre de la sensibilisation, certains de nos concitoyens pour ne pas dire la majeure partie, se soucient peu ou très peu du respect des mesures barrières tant dissertées dans les colonnes de la presse écrite, sur les écrans de télévisions et sur les ondes des radios.

Et Pourtant depuis l’apparition du premier cas, les autorités n’ont jamais cessé de communiquer dans ce sens.

Malgré tout, c’est si simple et si facile de respecter les mesures barrières pour rester en bonne santé, c’est à dire, la distanciation physique, le port du masque, le lavage des mains avec du savon ou l’usage du gel hydroalcoolisé.

Cependant, on est loin d’ignorer l’existence de la maladie mortelle, on l’a vu dans certaines localités où des populations se sont opposées à l’inhumation de personnes décédées du coronavirus par crainte et peur d’être contaminées.

Au moment où nous nous battons contre nous même, le coronavirus étend ses tentacules.

Pendant qu’il est encore temps, faisons violence sur nous même, ça ne fait que commencer, car la pandémie a frappé à notre porte et nous lui avons ouvert et la courbe qui va crescendo, gagne d’avantage du terrain.

À la date du 2 Mai pour le retour à l’école, des éléves en classe d’examen, est ce que toutes les précautions nécessaires ont été prises?

Ne serait-t-il pas une erreur avec l’évolution constatée de la pandémie. Grand Paradoxe dirait certains à l’épisode où le nombre de cas est ascendant, avec 2 appréciations différentes au sein d’un même gouvernement. Au point où son collègue de l’enseignement supérieur joue la carte de la prudence par ce que le moment n’est pas propice, le ministre de l’éducation nationale lui, pour les mêmes conditions qui prévalent, préfère envoyer les enfants à l’école.

Cette démarche condamnée et jugée unilatérale et cavalière par les enseignants a été à l’origine des graves négligences et violations flagrantes des mesures barrières constatées lors du convoiement des enseignants et de l’acheminement du matériel de protection .

Et pourtant on n’arrête pas de nous dire ‪ »Apprenons à vivre avec le virus »

‪par les principaux gestes barrières pour éviter le piège du « voisin encombrant ».

Aujourdhui, c’est connu de tous, il n y à pas à dire, Dakar est l’épicentre de la maladie et le mois de Mai a été macabre.

Pourquoi ne pas décréter le port systématique et obligatoire du masque, assorti d’une amende avec tolérance zero?

L’autre grande interrogation est pourquoi, jusque-là aucune réflexion n’a été faite allant dans le sens de capitaliser et de mutualiser les efforts consentis depuis l’avènement de cette pandémie?

C’est très peu de le dire, rien ne pourra plus être comme avant.

En tout cas, bien loin d’un afro pessimiste, j’estime que notre continent ne doit pas rester en rade face aux éventuelles mutations post covid.

Covid 19 est venue chambouler notre existence sur terre.

Covid 19 est venue diviser le monde et malheureusement, nous le laissons faire.

Aly Saleh journaliste/chroniqueur

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