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Épinglé par le rapport de la Cour des comptes: Cheikh Ndiaye, DG du CICES tente de se laver à grande eau

Cheikh Ndiaye, le directeur du CICES a tenu à éclairer la lanterne des sénégalais sur les deux points focaux constatés comme cas de fraude relevés dans le rapport de la Cour des comptes récemment publié. Il s’agit des points de recommandation de la Cour sur les frais de « désherbage » et ceux lié à la location du groupe électrogène.

C’est dans le cadre d’un point de presse tenue dans le salon d’honneur du CICES que M.Ndiaye a rectifié tout malentendu.

Les 78 millions de dépenses sortis pour le désherbage des 19 ha que recouvre le CICES est exacte : « par désherbage, il faut comprendre l’élagage des arbres, dans l’enceinte du centre, le curage du canal à ciel ouvert et l’évacuation des ordures… », a précisé Cheikh Ndiaye.

Une signification particulière assignée à ce mot désormais dans le contexte du CICES. En effet, cette somme déployée pour ces travaux s’étale sur cinq années au lieu d’une année comme il est mentionné dans le rapport.

D’ailleurs, en guise d’illustration, des procédés mathématiques sont effectués pour tracer le cumul des factures par le biais d’un communiqué mis à la disposition de la presse : « outre la consistance des travaux qui justifie les coûts qui sont qualifiés élevés, il faut noter que le montant de 78.125.790F concerne un cumul de 5 années d’exercice, le recrutement de 150 manœuvres sans le matériel de travail en raison de 5000 F par jour sur 30 jours. Ce qui fait un total de 22.500.000f par année et 112.500.000 F les 5 années. »

Soit une différence de 34.374.210 F sur la somme totale des dépenses. Le directeur de justifier que c’est le résultat suite à une forte négociation avec les prestataires.

Concernant le second point sur la location de groupe électrogène pour la couverture en electricité du CICES sur une durée de deux semaines pour la somme exacte de 119.379.078 F, Cheikh Ndiaye revient encore pour éclairer sur l’affaire : « il faut noter une erreur de lecture de la presse, le rapport a clairement mentionné en sa page 259, la période de contrôle allant de 2011 à 2015 pour 6 FIDAK, car il y a eu deux foires en 2011, une période de douze semaines en cumulant les jours des 6 foires…>> étant donné la vétusté du réseau qui date  de 50 ans, il était dans l’obligation de recouvrir les besoins en énergie évalués à 1000 Kwh qui justifie le coût élevé.

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