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Captures de poissons à Djiffer: Plus de 10 milliards de FCFA de recettes en 2018

Palmarin : De plus de 6 milliards de FCFA de recettes tirées des captures en 2017, la pêche artisanale a généré en 2018 un chiffre d’affaire de plus de 10 milliards de FCFA dans le village de pêche de Djiffer.

L’annonce nous a été faite par le maire de Palmarin Louis Seck, en marge de la cérémonie de remise samedi de clés de véhicules frigorifiques à des GIE des iles du Saloum. Ce chiffre d’affaire selon le maire, « représente des captures 14982 tonnes de poissons contre 9453 tonnes l’année d’avant soit une valeur commerciale de plus de 10 milliards de FCFA contre plus de 6 000 000 milliards de FCFA en 2017 ».

Il a indiqué que, « cette importante production, aussi bien en produits halieutiques frais qu’en produits transformés, est vendue pour l’essentiel dans les différents marchés hebdomadaires et centres urbains du Sénégal mais aussi ceux des pays de la sous-région, d’Europe voire même d’Asie ». Ce qui, pour M. Louis Seck, « constitue des résultats obtenus en grande partie grâce aux importants efforts consentis par l’Etat du Sénégal avec entre autres, la subvention de 122 millions de FCFA et la dotation de centaines de gilets de sauvetage subventionnés ».

Poumon économique

Le village de pêche de Djiffer est considéré comme étant le poumon économique de la commune de Palmarin Facao. Ce, à travers l’activité de pêche qui occupe une place importante dans les activités socio-économiques de la zone. « Plus de 50% de la population communale s’active dans la pêche en plus de la colonie de saisonniers qui séjourne à Djiffer pour une flotte de plus de 640 pirogues détenue par les pêcheurs locaux et la centaine de pirogues en moyenne par mois venant d’ailleurs débarquer leurs prises », a laissé entendre le maire de Palmarin.

Pour le maire de Palmarin Facao, « malgré cette grande production de produits halieutiques dans notre commune et du soutien technique et matériel de l’Etat du Sénégal et de plusieurs partenaires au développement, le secteur de la pêche peut être plus rentable qu’il ne l’est aujourd’hui ».

II suffit selon Louis Seck, « d’appuyer la mise en place d’infrastructures liées aux pratiques de l’activité de conservation, transformation et l’écoulement des produits de pêche, le désensablement de la zone d’embarquement et de débarquement accompagné de la réalisation d’un ponton, la réhabilitation du quai de pêche de Kaad Diakhanoor que l’Etat a déjà construit non encore occupé par les habitants de Djiffer qui préfèrent rester sur le site actuel qui se rétrécis tous les jours avec l’avancée de la mer. On pourrait aussi envisager la labellisation des produits de pêche de Djiffer (ISO3-ISO4) et surtout aussi l’augmentation des financements et autres subventions ».

Nette évolution des captures

Il faut noter déjà, avec la nouvelle génération d’aires marines communautaires protégées (AMCP) de Sangomar et du Gandoul qui a favorisé pourrait-on dire une nette évolution des captures dans les îles du Saloum. Ceci, à travers les initiatives de gestion communautaire de ressources halieutiques qui sont déroulées dans la zone pour ainsi éviter le gaspillage. Le village de Djiffer constituant un important site de débarquement, les conditions d’accès sont maintenant très favorables par voie terrestre depuis que le bitumage du tronçon de Joal-Samba Dia-Djiffer et Samba Dia-Fimela-Ndiosmone a été effectué ».

Regain d’intérêt

De ce fait, le village de pêche de Djiffer est devenu très attrayant de nombreux acteurs de la filière : pêcheurs, mareyeurs et mareyeuses, femmes transformatrices, porteurs de caisses de poissons, vendeurs et vendeuses de produits consommables, entre autres se côtoient de jour comme de nuit en fonction des débarquements des pirogues de pêche venant de Dakar, Joal, Kayar, de la Casamance et même de la Gambie et Guinée Bissau.

Il suffit de faire un tour au quai de débarquement pour s’en convaincre de ce regain d’intérêt porté dans l’évolution des captures de poissons à Djiffer qui grouille de monde de jour comme de nuit malgré la menace habituelle de l’avancée de la mer qui n’inquiète pas les habitants. Ceci montre simplement l’engouement suscité ces dernières années dans le secteur de la pêche au grand bonheur de tous les acteurs qui en tirent le plus grand profit. Surtout qu’à Djiffer, on retrouve plusieurs espèces de ressources halieutiques comme : les mollusques, la sèche, le « Thiof », le cérium « Yet », le « Toufa » et certains crustacés comme la langouste dont les prises sont partagées en trois (3) parts.

Il s’agit maintenant de résoudre les problèmes de sécurité dans le village de Djiffer qui polarise, il faut le reconnaitre tous les villages du ressort territorial de la commune de Palmarin mais menacé de tous les jours par les malfaiteurs qui y effectuent des descentes mal intentionnées. Le rapprochement de la brigade de gendarmerie basée à Fimela pourrait être une solution alternative avec l’ouverture d’un poste avancé.

Mohamed SAGNE  

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