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Journées culturelles du Log: Les organisateurs plaident une meilleure prise en compte du secteur de la culture

Mbam : Le haut conseiller des connectivités territoriales, Dr Alioune Sow a magnifié samedi à Mbassis, la volonté des cadres de la zone du « Log », la plupart admis à faire valoir leurs droits à une pension de retraite, de revenir au bercail prêter leur service au développement du terroir.

Dr Alioune Sow, intervenait en marge de la cérémonie officielle d’ouverture des journées culturelles du « Log » dont il était le parrain. Selon Dr Alioune Sow, « une telle attitude salutaire, constitue un amour profond porté au terroir par des ressortissants qui ont vécu ailleurs dans l’exercice de leurs fonctions respectives et qui auraient pu y rester comme l’ont fait certains dans d’autres contrées ».

Celui qui fut ancien Ministre de la décentralisation sous le régime libéral de souligner que, « ceci représente une expertise locale sûre, riche de l’expérience des uns et des autres avec qui il faut compter pour promouvoir le développement local endogène à travers des initiatives à la base et cela dans tous les secteurs d’activités. L’initiative d’organiser ces journées culturelles du Log constitue une illustration parfaite pour ainsi promouvoir le développement du secteur de la culture ».

L’ancien ministre a encouragé les organisateurs tout en glissant du coup sur le thème des journées à savoir : « Transfert de compétences culturelles aux collectivités territoriales ». Ainsi a-t-il rappelé les différentes étapes de la politique de décentralisation du Sénégal et de la relation culture et développement. Un sujet que le conférencier, Abdoulaye Ndiaye ancien président de l’ex-communauté rurale de Djilior, a traité avec célérité. Il a indiqué que, « depuis notre indépendance, le président Léopold Sedar Senghor n’avait de cesse de prôner qu’il n’y a point de développement sans la culture ». 

Et, a-t-il poursuivi, « la décentralisation marque ici comme mission de promouvoir le développement économique, éducatif, et social à travers une participation plus large des populations à la vie culturelle par l’entremise de la collectivité territoriale par la création et la gestion de centres socio-culturels et des bibliothèques de lecture publique ». 

Par ailleurs ajoute M. Ndiaye, « la collectivité doit élaborer et mettre en œuvre un programme de valorisation du patrimoine culturel immatériel tout en soutenant la promotion de l’épanouissement et le développement des actions culturelles dans les limites de son territoire ».

Pour autant, cette commune volonté de mettre un accent particulier à la culture, est voué à l’échec du fait de l’insuffisance des fonds alloués au secteur. Aussi, il faut souligner que la répartition des fonds est souvent à l’encontre même d’une bonne définition des stratégies de développement culturel.

Et à côte, on a noté, une mauvaise distribution des ressources disponibles pour satisfaire des projets et programmes structurants. Aussi, il faut noter le manque de structures au niveau local ce qui ne favorise pas l’acquittement par certains élus des obligations de la loi portant transfert de compétence et il s’y ajoute le manque de ressources humaines capacités à l’opérationnalisation de la loi et qui savent concrètement ce qui leur incombe à l’égard du domaine de compétition.

Les organisateurs ont donc saisi l’occasion pour plaider une meilleure prise en compte du secteur de la culture. Le forum a été riche en enseignements comme nous l’a indiqué, le président de l’association, Alioune Loum.

SAGNE Mohamed

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