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Syndicats des travailleurs de la Justice: Les frondeurs obtiennent gain de cause, un congrès organisé les 14, 15 et 16 juin

Finalement, les frondeurs qui pensent que la candidature du secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), Me El Hadji Boun Ayé Malick Diop, est illégitime depuis le 30 mars 2017, ont eu gain de cause, parce qu’un congrès national sera tenu les 14, 15 et 16 juin 2019 à Saly. Toutefois, Me Diop, lors de leur point de presse, hier, a soutenu que malgré cette polémique, leur organisation est ressortie de ce débat plus fort, plus unie et plus déterminée à lutter dans le sens de consolider les acquis des travailleurs de la justice.

Fin de la fronde au niveau du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Me El Hadji Malick Ayé Boun Diop et ses détracteurs qui exigeaient une assemblée générale en contestant sa légitimité ont trouvé un terrain d’entente. Un congrès national sera organisé au mois de juin prochain. C’est le secrétaire général sortant, Me El Hadji Malick Ayé Boun Diop, qui a donné l’information lors d’une conférence de presse. «Le débat a été posé ; ça a été parfois houleux, parfois ça sortait du cadre interne pour tomber dans le domaine public. Mais, l’un dans l’autre, nous sommes arrivés à harmoniser nos positions. Et cela a abouti au fait que le Sytjust, après de larges concertations, a trouvé un consensus et nous avons fixé la date du congrès pour les 14, 15 et 16 juin 2019, à Saly (Mbour)», déclare Me Diop, qui ajoute : «ces assises que nous appelons congrès, seront un moment de réflexion, de prise d’orientation et de renouvellement de l’instance dirigeante».

Le Ben qui n’est pas dirigé par un khalife général, les membres du Sytjust ne sont pas des disciples

Sur les rapports entre membres du Sytjust, Me Diop insiste sur le fait que le Bureau exécutif national qui n’est pas dirigé par un khalife général et les membres du Sytjust ne sont pas des disciples. «C’est tout à fait normal d’exprimer ses idées et ça ne fait que créer un débat. Cette confrontation a montré la solidité de notre syndicat. Parce que nous avons la chance d’avoir dans notre secteur un syndicat unique là où, dans d’autres secteurs, il y a une floraison de syndicats», lâche le greffier. Me El Hadji Malick Ayé Boun Diop reconnaît qu’il y a certes eu des incompréhensions dans leur syndicat, mais insiste-t-il, ils sont unis. «Le Sytjust a parlé avec des voix discordantes. Le Bureau exécutif national a parlé d’une certaine manière. Certains de nos camarades ont parlé d’une autre manière. Et ça a donné l’effet de voix discordantes. Mais c’est tout à fait naturel pour une organisation comme la nôtre qui regroupe de grands intellectuels, avec des doctorants, des maitrisards, brefs des intellectuels de tous calibres. Donc, il est tout à fait naturel, de temps à autre, d’enregistrer des chocs d’idées pour ne pas dire des confrontations intellectuelles. Et cela a produit un écho de tel sorte que l’opinion publique peut percevoir qu’il y a une voix discordante», déclare-t-il. Tout de même, Me El Hadji Malick Ayé Boun Diop assure que le Bureau national était dans son droit. En outre, Me Ayé Diop a martelé que le Sytjust n’est pas au bord de l’implosion. «C’est tout juste un effet normal qui entre dans la dynamique d’échange, de contradiction des idées. Certains de nos camarades ont jugé que le Bureau exécutif national a largement dépassé son mandat et, de ce fait, des assises devaient être tenues. Notre organisation est ressortie de ce débat plus forte, plus unie et plus déterminée à lutter dans le sens de consolider les acquis des travailleurs de la justice. Mais aussi dans le sens de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs de la justice. Donc, il faut retenir que le débat que vous avez entendu la semaine dernière et la semaine qui l’a précédée n’était pas les prémices d’une implosion ou d’un éclatement», révèle le secrétaire général. A la question de savoir s’il est candidat pour le prochain renouvellement qui aura lieu au mois de juin prochain, Me Ayé Boun Malick Diop de soutenir: «avant que je n’en parle à la presse, il faudrait que je le dise d’abord à mes proches. Ou bien que j’en parle à ceux qui m’avaient élu comme secrétaire général du Sytjust. Je n’ai encore rien décidé. Et le jour où j’en parlerai, on en discutera. Ceci n’est pas le sujet de la rencontre d’aujourd’hui», dit-il.

Les échos.

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