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Prime au Ralliement Me Aïssata Tall Sall future ministre de la Justice?

A défaut de devenir la première présidente de la République du Sénégal, Me Aïssata Tall Sall pourrait bien devenir la première ministre de la Justice du deuxième mandat du président Macky Sall. Femme du sérail, l’avocate ne serait  pas en territoire inconnu, elle qui fait d’ailleurs primer sa relation au droit à sa relation à la politique.

«Moi je suis un acteur de la justice avant même d’être un politique. Je ne dis  pas que je n’ai pas confiance aux acteurs de la justice. Parmi eux, il y en a qui sont des hommes et des femmes dignes, debout, qui appliquent la loi dans le silence  de leur sacerdoce.

A ceux-là, je voue le plus grand respect. Il y en a, cependant, qui s’écartent de la règle et de la  dignité que doit leur conférer leur serment. Ceux-là, il faut les combattre » indiquait-elle  en septembre dernier, dans un entretien avec nos confrères de Seneweb. Si l’éventualité de la voir devenir Garde des Sceaux de Macky Sall est à prendre au conditionnel, son soutien dit inconditionnel au président sortant suscite moult interrogations.

D’autant plus que, à plus d’une reprise, elle a eu à fustiger la marche du Sénégal sous la houlette du susnommé. Il faudrait être dans le secret des dieux pour savoir contre quelles garanties et contre quelle contrepartie elle a décidé de retourner son « foulard », mais force est de constater que l’éventualité de la voir succéder à Ismaela Madior Fall n’a rien de saugrenu. Ce dans un contexte marqué par de petits arrangements entre alliés dans la course au pouvoir, tant du côté de la mouvance présidentielle que de l’opposition.

Quoi qu’il en soit l’édile de Podor n’est pas une novice en la matière gouvernementale. En ce sens qu’elle a eu à occuper, de juillet 1998 à avril 2000, sous le régime d’Abdou Diouf, la fonction de ministre de la Communication, porte-parole du dernier gouvernement socialiste dirigé par Mamadou Lamine Loum. Entre autres chantiers, elle pourrait s’atteler à réformer le système carcéral. Elle qui recommandait à la ministre de la Justice Aminata Touré, venue défendre le budget 2013 de son département à l’Assemblée nationale, d’instaurer une justice des libertés et de moderniser la garde-à-vue, afin d’éviter les détentions préventives qui, souvent, sont trop longues.

Du  reste elle pourrait bien s’atteler à assagir le Conseil constitutionnel. D’autant plus que candidate recalée à la présidentielle de la coalition « Osez l’avenir », du fait d’une loi sur le parrainage controversée, elle disait en substance, pas plus tard qu’au début du mois de janvier, que « le Conseil a rejeté le parrainage de personnes sénégalaises inscrites au fichier ce qui prouve que le travail qui a été n’est pas un travail sérieux ».

S’associant  à toutes les déclarations qui ont été faite par les autres candidats à l’élection présidentielle et qui ont vu leur dossier recalé par le Conseil constitutionnel, elle disait être restée trois nuits sans dormir suite au rejet de son dossier. « La moitié de mon conseil municipal à Podor a été rejetée, dont mon adjoint à la commune de Podor et j’ai des exemples concrets. Donc quel est le travail de contrôle auquel le Conseil constitutionnel a procédé? Rien. Voilà pourquoi nous dénonçons ce qui s’est passé » disait-elle avec véhémence. Comprenne qui pourra.

Dakar24sn.com

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