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Me Amadou Ali Kane: «Le président doit mener une politique de réconciliation et d’ouverture»

Macky Sall s’achemine tout droit vers un deuxième mandat après la déclaration de Idrissa Seck de ne pas faire de recours devant le Conseil constitutionnel. Vice-président de la Rencontre africaine des droits de l’homme, l’avocat Me Amadou Ali Kane dit ne pas être d’accord avec la posture du candidat de la coalition «Idy2019» qui refuse de faire un recours. Le droit de l’hommiste s’est, par ailleurs, prononcé sur les responsabilités du président élu. Selon Me Kane, le président doit mener une politique de réconciliation et d’ouverture qui passe par une amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall, afin d’éviter une «guérilla continue», mais aussi tendre la main aux autres sensibilités.  
  
  Sur le délai de recours 
  
«La constitution en son article 35 donne aux candidats 72 heures à partir de la proclamation des résultats pour faire un recours devant le Conseil constitutionnel. Le Conseil à 5 jours pour répondre ; s’il n’y a pas de recours, le Conseil peut aller vite et va confirmer les résultats». 
  
Le refus de Idy de faire un recours 
  
«Je considère que tous les candidats doivent aller jusqu’au bout du processus, quelle que  soit la déchéance. Ils doivent présenter leurs contestations accompagnées de preuves. Et s’il n’y a pas de satisfaction, ils peuvent maintenant mener les combats appropriés, à l’exemple de ce qui s’est passé en République démocratique du Congo. A Idrissa Seck, j’aurai recommandé de faire un recours et le monde entier verra qu’il est un légaliste. Le combat apparaîtra opportun».  
  
Une amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall 
  
«Il y a un divorce entre le pays légal incarné par le candidat sortant et ses partisans et le pays réel qu’est l’opposition et une bonne frange de la population qui a choisi de ne pas voter. La priorité du président élu doit être de réconcilier les Sénégalais. Il doit initier une politique de réconciliation qui passe par l’amnistie à Karim Wade et Khalifa Sall pour leur permettre de rentrer dans le jeu politique au lieu de continuer à mener la guérilla ; et une politique d’ouverture envers l’opposition et les autres sensibilités. C’est tendre la main à tous ceux-là qui sont très représentatifs».  
  
  
Un Premier ministre et un ministre de la Justice issus de la société civile 
  
«Je considère que la personnalité la mieux indiquée pour ce gouvernement d’ouverture et de réconciliation, qui doit être une personnalité crédible et consensuelle, doit être issue de la société civile. Le département de la justice, en dépit de la défiance d’une large part de la population, doit être aussi confié à une personnalité issue de la société civile pour y conduire un changement et rassurer tout le monde. Car la responsabilité du nouveau président, c’est de réconcilier le pays». 
                                                                                                  
Alassane DRAME  Jotaay

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