Dakar 24 : L'information un droit, Vous Servir, Notre Devoir

Dakar 24 : L'information un droit, Vous Servir, Notre Devoir

1er Jour de Campagne électorale: Tout savoir sur la Présidentielle de 2019

La campagne pour l‘élection présidentielle du 24 février 2019 a officiellement débuté ce dimanche à au Sénégal avec un dispositif de sécurité renforcé en vue d’un scrutin pour lequel cinq candidats sont en lice. Quelques affiches étaient visibles déjà ce week-end à différents endroits de la capitale Dakar pour ce premier jour de campagne, pour le moment sans grande effervescence.
Des meetings de lancement des cinq principaux candidats, le président sortant Macky Sall, élu en 2012 pour 7 ans, et les principaux opposants Ousmane Sonko, Idrissa Seck, Me Madické Niang, El Hadji Issa Sall sont prévus cet après-midi.
Les Chefs religieux (Musulmans-Catholiques), la Société Civile, les imams et Oulémas du Sénégal ont appelé à l’apaisement et à la paix.
Cinq candidats au total se présentent au premier tour de la présidentielle du 24 février prochain.
Parmi eux, Macky Sall a néanmoins bien compris qu’un second tour pourrait être compliqué pour lui. D’où sa volonté d’être réélu dès le premier.
Or, tel un bulldozer, ou le TER – inauguré alors qu’il est loin d’être terminé – Macky Sall semble aujourd’hui difficile à arrêter. L’objectif du chef de l’Etat est simple : être réélu dès le premier tour.
Depuis le début d’année, le président ne laisse rien au hasard et enchaîne, quasiment chaque jour, les inaugurations de bâtiments, de routes, de centres de formation, de marchés. C’est ce bilan que Macky Sall met en avant au point de considérer qu’il n’a pas à en débattre avec ses adversaires.
Pour ses détracteurs, ses contrats attribués en majorité à des entreprises étrangères n’ont fait qu’endetter le pays. L’opposition accuse aussi Macky Sall de chercher à commettre un hold-up up électoral en excluant Khalifa Sall et Karim Wade de l’élection. Faux, archi-faux, « la justice sénégalaise est indépendante », réplique la présidence.
Macky Sall a, en tout cas, réussi à garder sa coalition. Pour la première fois, le PS n’a pas de candidat. Ses quatre adversaires ne sont pas des poids lourds. Certains parlent donc d’un boulevard et rappellent encore que lorsqu’Abdoulaye Wade a été réélu au premier tour en 2007, c’est un certain Macky Sall qui était donc le stratège de sa campagne.
Pour Ousmane Sonko, A 44 ans, il est né à Thiès et a grandi en Casamance, met en avant son parcours. Major de sa promotion à l’ENA, il a fait sa carrière à l’Inspection générale des impôts où il a créé très tôt, en 2005, le premier syndicat de cette institution. Et c’est via cet organisme qu’il a développé son réseau et dénoncé les abus, la corruption au sein du pouvoir actuel. Au point d’être radié en 2016 pour manquement au devoir de réserve. 
Ousmane Sonko a su très vite rebondir en lançant son parti et remporter sa première victoire politique en devenant député un an plus tard en août 2017.  Ses détracteurs le jugent trop jeune, sans expérience. « Je n’ai jamais rencontré un chef d’Etat en exercice », admet le candidat qui rêve d’un débat avec le président Macky Sall.
Pour le candidat du PUR, Issa Sall est le plus singulier, mais aussi le moins connu. L’homme est à part dans l’opposition, ne fait partie d’aucune coalition ou alliance. Mais ce qui étonne le plus, c’est la facilité avec laquelle il a pu collecter et valider du premier coup tous ses parrainages. Condition obligatoire afin de pouvoir se présenter.
La collecte minutieuse effectuée par ses troupes, montre comme Issa Sall s’est constituée une base électorale solide dans les 14 régions du Sénégal. À 63 ans, le transfuge du parti socialiste a eu le temps d’avoir plusieurs vies. Informaticien de formation, passionné d’arts martiaux, l’homme a fondé une université privée à Dakar.
Fil rouge de son parcours : la religion. Lui-même Moustarchidine, une branche rigoriste de la confrérie des Tidianes, il avait rendu pendant son investiture un vibrant hommage au grand khalife de la confrérie, mort en 2017. Issa Sall a donc fait le pari de mettre en avant sa religion, un argument électoral qui peut se révéler puissant dans un pays musulman à 95%.
Le candidat Madické Niang, méne son aventure revendiquant sa filiation avec Abdoulaye Wade mais sans le PDS, c’est l’équation que doit encore résoudre le candidat. En effet, début octobre 2018, Madické Niang se porte candidat à la présidentielle. Un coup d’éclat rapidement désavoué par la majorité du Parti démocratique sénégalais. Désavoué surtout par Abdoulaye Wade. L’ancien président signe un communiqué au vitriol dans lequel il accuse le dissident d’être téléguidé par le pouvoir, directement par Macky Sall. 
Pourtant, Madické Niang a toujours assuré s’être positionné comme le plan B, le recours en cas d’invalidation de la candidature de Karim Wade. L’homme a vu juste. Le candidat investi par le PDS a bien été exclu du scrutin par le Conseil constitutionnel. La ligne du parti, elle, n’a pas bougé : c’est Karim Wade ou rien.
Né à Saint-Louis, Madické Niang est un fidèle parmi les fidèles d’Abdoulaye Wade. Ministre des Affaires étrangères en 2009, il est encore l’avocat de l’ancien président lors de l’affaire Babacar Seye. A 65 ans, l’homme assure qu’il sera la surprise de l’élection.
Papis Lo, étudiant, est quant à lui mitigé sur les chances de Madické Niang. « C’est vrai qu’il a pris ses responsabilités. Il veut partir tout seul. Pour moi, il ne sait pas ce qu’il veut. Je pense que c’est ça son problème.»

Le silence d’Idrissa Seck, 59 ans, dont quarante de politique, étonne. Cela fait presque un an qu’Idrissa Seck n’a pas accordé d’interview. Pour « Ndamal Kadior », (le « petit de Thiès ») la priorité c’est le terrain, ses rares déclarations sont donc pour ses partisans.
Parcourir le Sénégal pour essayer de convaincre les électeurs que son heure est venue, la méthode est connue, parfois payante. Pour ses partisans comme l’enseignant Makhfou Faye, la stratégie du terrain, celle de donner la priorité aux électeurs, va payer : « Le silence est d’or. Il a rencontré des milliers et des milliers de Sénégalais. Il est devenu le principal challenger du candidat Macky Sall. »
Depuis des mois, Idrissa Seck réserve donc sa parole à ses soutiens et seules quelques vidéos fuitent sur les réseaux sociaux. Le candidat espère obtenir le soutien des exclus de cette présidentielle, notamment Khalifa Sall, qu’il ira « chercher à la prison s’il est élu », et de Karim Wade, avec qui les échanges se multiplient. Il a obtenu mercredi 30 janvier le ralliement de Malick Gakou.
Dakar24sn.com
 
 
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :