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Présidentielle de 2019 #Jour de vérité au Conseil Constitutionnel

Khalifa Sall et Karim Wade devront faire le deuil de leurs ambitions présidentielles, du moins pour le scrutin du 24 février prochain. Les «7 sages », sur la base de plusieurs articles du Code électoral, de la Constitution et de la loi organique sur le Conseil constitutionnel, vont tout bonnement rejeter leurs requêtes. C’est clair, net et précis, la présidentielle se jouera entre les 5 candidats déjà retenus.
Les menaces, intimidations, mises en garde et autres critiques n’y feront rien. Rien ne va changer de la liste des 5 candidats à la présidentielle (Macky Sall, Idrissa Seck, Issa Sall, Madické Niang et Ousmane Sonko), retenue le 14 janvier dernier par les «7 sages». Selon une source bien au fait du dossier, même si Khalifa Sall et Karim Wade «ont le droit de contester (la décision du Conseil)», cela ne veut pas dire que leurs recours sont recevables et encore moins fondés. Convaincue que les recours des deux candidats recalés «ne peuvent pas prospérer », notre source est « catégorique quant à leur rejet».
Et, sans vouloir en dire plus, elle nous renvoie aux articles L27 et L31 du Code électoral (conditions qui interdisent ou annulent l’inscription sur les listes électorales). Ces articles-là, même, qui ont éliminé Karim et Khalifa aux yeux du Conseil. Il évoque aussi, l’article 92, alinéa 3 de la Constitution, qui stipule que «les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours…» ; ainsi que l’article 12 de la loi organique sur le Conseil constitutionnel, disant que «la procédure devant le Conseil constitutionnel n’est pas contradictoire».
La subtilité du texte
Dans cette même veine, notre source convoque également l’article L 122 du Code électoral, qui dit : « le droit de réclamation contre la liste des candidats est ouvert à tout candidat». Or, au terme de la décision du Conseil constitutionnel du 14 janvier, Khalifa Sall et Karim Wade ne sont pas candidats.
D’ailleurs, si on remonte à la présidentielle de 2012, cet article fait partie des considérants qui avaient été mis en avant par le Conseil constitutionnel, pour déclarer irrecevables les requêtes de Youssou Ndour, Kéba Keindé et Ibrahima Sarr. Et pour déclarer « recevables », mais « infondées », les requêtes de 7 candidats qui demandaient l’annulation de la candidature de Wade, et celle de Wade lui-même, qui demandait l’invalidation des candidatures d’Idrissa Seck, Macky Sall et Cheikh Tidiane Gadio.
 

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